BIAC — Michel Losembe, la tête qui devait tomber!

Pour sauver la BIAC d’une mort certaine, c’est donc son Directeur Général, Michel Lossembe, tel un vrai bouc émissaire, qui devait payer les pots cassés. Son sort a été expédié en six jours par le conseil d’administration.

Il fait également partie des sept Adminsitrateurs de cette banque faisant objet une plainte de la BCC, comme pour corser l’addition.

En annonçant, le 31 mars, que le mandat de trois ans de Michel Losembe à la tête de la Biac ne sera pas renouvelé à son échéance, le 15 avril, le conseil d’administration du groupe d’Elwyn Blattner a expliqué qu’il souhaitait « insuffler une nouvelle dynamique, avec d’autres méthodes de management et de gestion ». Michel Losembe, ce professionnel de 52 ans apprécié par ses pairs et qui a dirigé pendant dix ans la filiale de Citibank à Kinshasa, aurait-il failli dans sa mission ?

Des sources au sein de la Biac assurent que non : « Il a fait un excellent travail de nettoyage de bilan en provisionnant toutes les créances douteuses. On peut lui reprocher de n’avoir pas réussi à recouvrer ces dettes, mais celles-ci ont été octroyées avant son arrivée. »

Fils de l’ancien ambassadeur et sénateur Mario Losembe Batwanyele, le banquier formé à l’Institut catholique des hautes études commerciales de Bruxelles paierait en réalité, d’après nos informations, pour un certain nombre de désaccords avec Elwyn Blattner dans la mise en œuvre de la restructuration de la Biac.

Par ailleurs, l’unique actionnaire considérerait que Losembe, en tant que candidat malheureux au poste de gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), était devenu un point de crispation dans les relations avec l’actuel gouverneur.

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