Maffia à la BIAC : Matata promet de sévir!

Des mesures draconiennes seront, très rapidement, prises pour arrêter la mafia financière qui s’est installée au sein de la BIAC avec les connexions à la BCC.

Lundi 18 juillet, la Troïka a insisté, par ailleurs, sur la nécessité urgente de l’application des mesures arrêtées afin d’éviter la dépréciation continue de la monnaie nationale par rapport aux devises étrangères.

« Il s’est avéré que la création monétaire, ex nihilo, faite à travers la BIAC impacte négativement le cadre macro-économique », constate, enfin, la Troïka, sous la présidence du Premier ministre, Matata Ponyo.

Compte rendu de la réunion de la Troïka stratégique du 17 juillet 2016 sur la situation spécifique de la BIAC 

Sur instruction du Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement a présidé ce jour la réunion extraordinaire de la Troïka stratégique, à laquelle ont pris part le Ministre d’Etat, Ministre du Budget, le Ministre des Transports faisant office d’intérimaire du Ministre de l’Economie, le vice-Ministre des Finances, le Gouverneur de la Banque centrale du Congo et le Directeur de cabinet adjoint du Premier ministre, en charge des questions économiques, comme rapporteur.

Un seul point était à l’ordre du jour, à savoir, l’évolution grave du solde débiteur de la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo, en sigle BIAC, dans les livres de la Banque centrale du Congo. En substance, au 17 juillet 2016, l’encours de refinancement de la BIAC se chiffre à 125 milliards de FC, réparti comme suit :

56 milliards de FC avec nantissement (couverts par les effets) ; 6 milliards de FC au titre de facilité permanente de 2015 régularisée ; 63 milliards de FC en contrepartie des chèques sans provision émis en faveur du Trésor, provenant pour l’essentiel des provinces et qui ont transité par d’autres banques. 70 % de cet encours a résulté des opérations passées par l’ancien comité de gestion de la BIAC et 30% par le comité de mise sous gestion administrative de cette banque constitué des cadres de la BCC.

A ce total s’ajoute un montant en suspens de 9,7 milliards de FC, toujours émis en faveur du Trésor par les contribuables titulaires des comptes à la BIAC.

Après débats et délibérations, il ressort de cette concertation que la mafia financière s’est bel et bien installée à la BIAC, au regard des opérations de création monétaire de 72,7 milliards de FC passées sans nantissement. Par ailleurs, des manquements sont à relever dans le chef des cadres de la BIAC et des membres du comité de gestion provisoire.

De ce qui précède, les membres de la Troïka stratégique ont convenu la prise des mesures draconiennes pour arrêter cette mafia financière qui s’est installée au sein de la BIAC avec les connexions à la BCC.

La Troïka a insisté sur la nécessité urgente de l’application des mesures arrêtées afin d’éviter la dépréciation continue de la monnaie nationale par rapport aux devises étrangères.

En effet, il s’est avéré que la création monétaire ex nihilo faite à travers la BIAC impacte négativement le cadre macro-économique.

SERVICE DE PRESSE DE LA PRIMATURE

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