L’Est de la RDC, nouvel enjeu pour le marché mondial du café

Après les ressources minérales vient le temps de l’agriculture pour la République démocratique du Congo.

Les multinationales du café fondent sur les terres arables de l’Est du Congo pour répondre à une augmentation significative de la demande sur les marchés occidentaux et plus précisément américain. En effet, la tendance est au café « exotique » qui représente la moitié des ventes aux Etats-Unis.

Cette demande croissante a eu un impact direct sur la production de café qui serait passé d’un niveau avoisinant le zéro absolu en 2008 à près de 960 tonnes cette année selon The Wall Street Journal. Le géant américain Starbucks ne s’est pas trompé en investissant près d’un million de dollars dans une région marquée par les guerres et où subsistent des poches chroniques de violence comme à Béni.

Avec une dépréciation du Franc congolais par rapport aux devises étrangères résultant de la crise des matières premières, l’envolée de la demande de café constitue une lueur d’espoir dans le marasme économique ambiant. A côté de grands projets comme le parc agricole de Bukanga Lonzo, le Gouvernement doit capitaliser sur la filière café. L’enjeu est double : d’une part, proposer le grain comme matière première à exporter ; d’autre part, encourager la transformation d’une partie de la production pour alimenter le marché intérieur et l’international.

Cela passera par une professionnalisation des petits exploitants notamment par leur accession au statut d’entreprenant tel que repris dans l’OHADA, un incitant envers les investisseurs Congolais et étrangers par le biais d’agences comme l’ANAPI et le FPI, et le plus important par une industrialisation de la filière afin de proposer au marché intérieur et au reste du monde un café prêt à être dégusté.

Madimba Kadima-Nzuji

1 Commentaire

Cliquez-ici pour commenter

  • Le café Congolais aujourd’hui se réveille avec vitesse et les petits producteurs du Kivu membres des coopératives qui ont vendu le soeciality Coffee à Starbucks peuvent vous le témoigné. Un membre de la Cooperative (KACCO) reçu la somme de 500$ comme un deuxième paiement(premium) après la livraison de 3840 de cerises qui lui avait apporté 768$ à la récolte. Ceci parceque Starbucks s’est engagé à améliorer lesconditions sociales et économique de petits producteurs. Le gouvernement à un grand rôle à jouer pour arrêter les tracasseries qui ralentit les efforts des cafeiculteurs dans toute la chaîne de production du café.