Troubles à Kinshasa: l’économie au ralenti

Malgré les propos rassurants du Colonel Mwana Mputu sur la maîtrise de la situation par la police nationale congolaise, Kinshasa a tourné aujourd'hui au ralenti. Commerces fermés, transports en commun gravement pertubés. Encore un coup dur pour l'économie congolaise.

Il est 16h51 et le soleil se couche lentement sur une ville de Kinshasa groggy. Et pendant que les prémices du soir s’installent, les quelques taxis, bus et TRANSCO rentrent à leurs ports d’attache. De rares boutiques encore ouvertes n’attendent que la nuit tombée pour fermer. Plusieurs stations d’essence sont restées closes.

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Toute la journée les artères ont été prises d’assaut par les rares piétons. « J’ai du me résoudre à sortir de chez moi » raconte Jacques, rencontré vers le quartier chaud de Bandalungwa, « il n’ y a pas de pain à la maison. Avec les troubles d’hier et l’appel de l’opposition aux villes mortes, on n’est jamais trop prudent et donc je ne suis pas allé au travail« . Ils sont nombreux les employés qui ont préféré rester chez eux ou ceux dont les sociétés leur ont demandé de rester prudemment à la maison. Il s’agit d’une perte sèche pour l’économie congolaise.

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Plusieurs commerces sont fermés ce jour notamment dans les communes de Bandalungua, Ngiri Ngiri, Kalamu, Kasa-Vubu et Lingwala rapportent nos confrères Radio Okapi. L’attaque des adeptes de Bundu Dia Mayala a laissé visiblement des traces. Pour l’instant, le taux de change semble intact et le dollar américain s’échange entre 1500 FC (Kintambo magasin, Huileries) et 1520 FC (Bandalungwa). Il n’en demeure pas moins que le coût de ces deux journées sans activités économiques reste encore à déterminer.

 

La rédaction.

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