Démission du ministre du budget: un mauvais signal pour les marchés

La démission attendue du ministre du budget, Pierre Kangudia Mbayi, à la demande de son parti l'UNC ne constitue pas un précédent dans la vie politique congolaise. Cependant, elle envoie un signal brouillé aux investisseurs et pourrait avoir des conséquences inattendues.

Porteur d’un budget attendu depuis trois gouvernements  (Matata, Badibanga et Tshibala), la démission de Pierre Kangudia Mbayi, si elle était avérée, ne pouvait pas plus mal tombée, même si le remplacement du démissionnaire devrait se faire rapidement (en espérant un minimum de tractations politiques). Cependant, il faudra d’une part au nouveau venu le temps de prendre connaissance des dossiers en cours et des enjeux à venir; d’autre part, il lui faudra faire face à une économie en berne, une remontée timide des cours des matières premières et une meute de fonctionnaires payés au lance-pierre.

Cette démission accroît le risque pays non pas de manière significative mais contribue assurément à rendre la RDC moins attractive pour des capitaux étrangers voire nationaux. C’est aussi un signal à l’endroit de tous ceux qui détiennent des créances sur l’Etat et qui espèrent les voir payer dans un proche avenir: l’attente devra se prolonger jusqu’à l’installation du nouveau venu.

La rédaction

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