En RDC, les conflits constituent des freins au développement (FMI)

Grâce au contexte mondial et à la hausse des cours des matières premières, l’économie de l'Afrique subsaharienne devrait progresser de 3,4 % en 2018. Cependant, les conflits, notamment en RDC, constituent des freins au développement, note le FMI. 

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une légère reprise en 2018 de la croissance en Afrique subsaharienne, attendue à 3,4 %, malgré un surendettement préoccupant dans de nombreux pays, selon son rapport d’avril, présenté mardi 8 mai à Libreville, au Gabon. « Le taux de croissance moyen de la région devrait passer de 2,8 % en 2017 à 3,4 % en 2018, en hausse dans environ deux tiers des pays », selon ce rapport qui fait le point sur les six derniers mois en Afrique subsaharienne.

Depuis 2014, le continent africain a été touché à des degrés variables par la baisse des prix du pétrole – la plus forte depuis 1970, souligne le Fonds –, d’où « un taux de croissance bien inférieur aux tendances passées et un endettement en hausse ». L’Afrique souffre de périodes de baisse de la croissance « plus longues et plus profondes » que les autres régions du monde, du fait notamment de sa dépendance aux matières premières, analyse M. Desruelle.

Cependant, le FMI note en outre que les conflits représentent un coût majeur et constituent des freins au développement pour les pays du Sahel, le Burundi, la République démocratique du Congo ou le Soudan du Sud.

La RDC traverse en effet une crise politique et sécuritaire depuis plusieurs années. Alors que les matières premières, dont le Cobalt que le pays en détient plus de la moitié de la production mondiale, sont en hausse, le gouvernement a initié une revision du code minier qui fait jaser du côté des investisseurs.

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