Le Groupe Léopards

mardi, février 18, 2020

    Le programme de 100 jours a provoqué « un dysfonctionnement dans la gestion des finances publiques », affirme une ONG

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    Dans une « mise au point » publiée ce jeudi, l’Observatoire de la Dépense Publique affirme que le programme de 100 jours du président Félix Tshisekedi a provoqué « un dysfonctionnement dans la gestion des finances publiques » en République démocratique du Congo.

    Alors que la polémique enfle en RDC autour notamment du taux d’exécution des travaux du programme de 100 jours, d’autres révélations égratiner ce programme largement contesté. L’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP), une ONG congolaise, affirme en effet que ce programme n’a pas respecté les lois.

    « Le contrôle citoyen a mis en exergue le caractère extrabudgétaire de ce programme, les violations des textes légaux et cela a provoqué un dysfonctionnement dans la gestion des finances publiques dont l’impulsion et l’exécution étaient centralisées à la Présidence de la République« , fait-elle savoir dans un document publié ce jeudi.

    « En juin, une loi des finances rectificative pouvait permettre de corriger les pratiques extra budgétaires mais personnes au cabinet du Chef de l’Etat n’en a compris la nécessité, comme dit l’adage français « qui sème le vent récolte la tempête ». Si cette loi avait été initiée, votée et promulguée, le rapport de l’ODEP aurait été en grande partie différent. Il faut assumer« , ajoute-t-il.

    L’Observatoire de la dépense publique a publié un rapport au début du mois, constatant que les promesses de Félix Tshisekedi sur une meilleure gestion des finances publiques n’ont jusque-là pas été tenues. Dans son rapport du 8 janvier, l’ONG explique par exemple que le programme d’urgence dit « de 100 jours » a été géré en violation de la loi cadre régissant les finances publiques. Elle cite notamment des cas de surfacturation ou encore d’opacité dans le processus de passation de marché.



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